Science et recherche

Anciens médicaments, nouveaux traitements

Un nouveau centre de recherche de l'Université du Manitoba, le premier du genre au Canada, fera des travaux pour découvrir si des médicaments créés pour traiter des problèmes précis, comme les maux de tête ou l'arthrite, peuvent aussi servir à la prévention du cancer

Le Dr Salah Mahmud montre trois pilules qui pourraient avoir des propriétés utiles pour prévenir certains types de cancer
Le Dr Salah Mahmud montre trois pilules qui pourraient avoir des propriétés utiles pour prévenir certains types de cancer.
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Biographie du Dr Salah Mahmud

Maximiser le potentiel

PAR JOEL SCHLESINGER
Région sanitaire de Winnipeg
Le Courant, été 2013

L'ensemble a l'air banal, des cloisons, des bureaux et des chaises dans un espace de quelque 600 pieds carrés.

Mais les choses sont sur le point de changer.

Dans quelques mois à peine, ces locaux, ainsi que deux autres petits bureaux situés au 3e étage du Centre Apotex du campus Bannatyne de l'Université du Manitoba, seront transformés pour accueillir un nouveau centre de recherche sur les traitements potentiels de divers cancers, y compris les cancers de la prostate, du côlon et du col de l'utérus.

« Les travaux sont en cours, explique le Dr Salah Mahmud, qui dirige le nouveau centre. Nous n'avons même pas encore fait d'inauguration officielle. »

En fait, le centre est si nouveau qu'il ne porte même pas encore de nom officiel. « Le centre porte le nom provisoire de Centre de pharmacoépidémiologie et de recherche sur les vaccins, mentionne le Dr Mahmud, professeur adjoint au département des sciences de la santé communautaire de la faculté de médecine et à la faculté de pharmacie de l'Université du Manitoba. Nous cherchons encore un nom plus accrocheur, faites-moi donc savoir si vous avez de bonnes suggestions. »

Une fois que l'inauguration sera faite et que les portes du centre ouvriront, le nouveau centre de la faculté de médecine recevra une équipe de 10 chercheurs qui tenteront de déterminer si des médicaments créés pour traiter un problème, par exemple le mal de tête ou l'arthrite, ont des propriétés qui pourraient servir à traiter diverses formes de cancer.

Le Dr Mahmud est un grand spécialiste de ce type de recherche et ses connaissances ne sont pas passées inaperçues. En mars, il a été nommé à la Chaire de recherche du Canada en pharmacoépidémiologie et en évaluation des vaccins. Cette nomination a été faite dans le cadre du programme des Chaires de recherche du Canada, qui a été créé par Ottawa il y a 13 ans dans le but d'investir dans la recherche de haut niveau au Canada. Une bourse de 500 000 $ a été versée pour aider le Dr Mahmud à se concentrer sur son programme de recherche. De plus, la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), le gouvernement provincial et l'Université du Manitoba versent 400 000 $ pour la création du centre, le premier du genre au Canada.

Il est important d'investir dans ce type de recherche. Le cancer demeure l'une des principales causes de décès au Canada, et la découverte d'un médicament existant qui pourrait traiter ou prévenir la maladie serait non seulement bénéfique pour les patients, mais elle permettrait aussi au réseau de la santé de faire des économies d'argent.

Toutefois, la tâche n'est pas facile. Comme l'explique le Dr Mahmud, son équipe et lui font essentiellement un travail d'exploration de données. Les chercheurs doivent trier des montagnes de données médicales recueillies par les réseaux provinciaux de la santé pour chercher des indices qui indiqueraient une nouvelle utilisation potentielle d'un ancien médicament.

Voilà essentiellement le but de la pharmacoépidémiologie, affirme le Dr Mahmud. « La pharmacoépidémiologie consiste à étudier les conséquences recherchées et involontaires de l'utilisation des médicaments et des vaccins. »

L'aspirine trône au sommet de la liste des médicaments sous examen.

Ce médicament a initialement été créé pour soulager la douleur associée principalement aux maux de tête. Les chercheurs ont vite découvert que l'aspirine procurait d'autres bienfaits, surtout comme anticoagulant pour prévenir les crises cardiaques et les AVC.

La théorie voulant que ce médicament puisse aussi posséder des propriétés anticancer n'est pas nouvelle. Le Dr Mahmud dit que plusieurs chercheurs supposent que ses propriétés antiinflammatoires pourraient en faire un moyen de défense de première intervention pour la prévention du cancer. En effet, de nouvelles recherches montrent que l'inflammation est une cause importante de plusieurs formes de cancer. « On pense qu'en présence d'un milieu qui cause de l'inflammation, on a aussi un milieu favorable au cancer, en quelque sorte. »

L'inflammation est une réaction du système immunitaire à la suite d'une blessure ou d'une infection causée par un virus, une bactérie ou un champignon. Les symptômes - rougeur, douleur et enflure - ne sont pas en soi mauvais. Une inflammation aiguë signale en fait une réaction immunitaire saine. « Ces types d'inflammation sont bons, dit-il. Lorsqu'on a une petite coupure, la réaction immunitaire provoque de l'inflammation et la blessure guérit en quelques jours. »

Toutefois, les nouvelles avenues de recherche indiquent que l'inflammation chronique est néfaste, pouvant potentiellement mener à des maladies mettant la vie en danger. « Le problème avec l'inflammation chronique, c'est qu'elle est sans fin. »

Par exemple, le tabagisme endommage la muqueuse, soit la membrane qui tapisse les voies respiratoires. Cette agression répétée de l'organisme entraîne une inflammation permanente qui peut éventuellement mener à l'apparition d'un cancer dans les poumons.

« Les cellules meurent et se développement sans arrêt, ce qui accroît les risques de problèmes concernant la production d'ADN à l'intérieur des cellules, permettant ainsi l'apparition d'un cancer, explique-t-il. Le cancer est une erreur dans le matériel génétique. Lorsqu'une cellule se reproduit, cette erreur l'amène à se répliquer de manière incontrôlée. »

En théorie, des médicaments anti-inflammatoires comme l'aspirine devraient aussi contribuer à prévenir le cancer, du moins les formes de la maladie qui découlent d'une inflammation chronique. Toutefois, cela reste hypothétique et il faut avancer des preuves.

Il y a dix ans, le Dr Mahmud a commencé à tenter de déterminer s'il existait des preuves épidémiologiques pour appuyer la théorie voulant que l'aspirine puisse contribuer à prévenir le cancer.

À l'époque, les recherches sur les propriétés anticancéreuses de l'aspirine avaient déjà donné des résultats prometteurs. Dans les années 1990, des chercheurs ont trouvé un lien entre son utilisation et une plus faible incidence du cancer du côlon. Cependant, le Dr Mahmud voulait savoir si le médicament pouvait aider à prévenir d'autres cancers, particulièrement le cancer de la prostate.

« Le cancer de la prostate est très courant. Les hommes de plus de 50 ans ont de 30 à 40 % de risque de l'avoir, et nous ne savons pas vraiment pourquoi », dit-il en ajoutant qu'il n'y a pas de facteur de risque évident, comme dans le cas de l'exposition au soleil pour le cancer de la peau ou du tabagisme, pour le cancer du poumon.

« Nous trouverons la solution en nous demandant : pouvonsnous prendre quelque chose pour prévenir le cancer de la prostate? L'hypothèse est fondée sur le fait que l'inflammation chronique joue un rôle dans le cancer en général, et que le cancer de la prostate n'est qu'une forme de cancer. »

Toutefois, pour de nombreuses recherches qui portent sur un médicament très répandu comme l'aspirine, la difficulté repose sur la façon de mener une étude utilisant de vastes échantillons de la population, tout en étant rentable, et de faire le tri dans des millions de données.

La tâche est colossale, affirme le Dr Mahmud. L'aspirine est produite à grande échelle sous son nom générique, l'acide acétylsalicylique, ou AAS. Le brevet sur ce médicament est expiré depuis longtemps. Des essais cliniques pour vérifier la théorie seraient trop coûteux, et aucune compagnie n'est prête à dépenser de l'argent pour vérifier une hypothèse. Il faut d'abord trouver une piste solide fondée sur des preuves avant de passer à la recherche clinique et aux essais à long terme sur des patients.

Le Dr Mahmud dit que son équipe et lui ont déjà terminé une grande partie de l'étude, ayant réuni une énorme quantité de données recueillies par les réseaux canadiens de la santé canadiens, y compris les ordonnances, pour ensuite examiner ces données dans le but de trouver des preuves confirmant ou réfutant la théorie. L'équipe fera des études similaires avec d'autres médicaments courants.

« Chaque fois que vous présentez une ordonnance, l'information est stockée, car le gouvernement doit avoir cette information à des fins comptables, dit-il. Nous utilisons l'information fournie par des millions d'ordonnances pour voir si nous pourrions trouver de nouvelles utilisations pour ces médicaments. »

La tâche est gigantesque et serait impossible sans des ordinateurs performants. La programmation informatique représente une grande partie de ce travail de recherche.

L'équipe a d'abord déterminé le genre d'information dont elle avait besoin pour savoir si un médicament pouvait éventuellement servir à lutter contre le cancer. « Nous utilisons ensuite des outils logiciels, dit-il. Nous utilisons certains d'entre eux pour extraire des données pertinentes des bases de données. »

Une grande partie des fonds destinés à la technologie vient de la FCI, mais la relation avec l'organisme donne accès à plus de fonds pour l'achat d'ordinateurs. « En plus du financement, nous avons accès aux projets sur la technologie de l'information financés par la FCI, précise-t-il. Cela inclut en outre le Centre informatique haute performance, situé au campus Fort Garry de l'Université du Manitoba. »

Les recherches du Dr Mahmud exigent une grande vitesse de calcul qui est beaucoup trop coûteuse pour le budget limité du centre. Le centre informatique de l'UM répond parfaitement aux besoins, car il possède l'un des ordinateurs les plus rapides au Canada. Le rôle joué par cet ordinateur pour faciliter les recherches du Dr Mahmud est essentiel. Plutôt que de consacrer des jours au traitement des données, le superordinateur de l'UM fait le travail en quelques heures.

Bien sûr, l'ordinateur fait seulement le travail qu'on lui demande. L'équipe de chercheurs doit quand même concevoir les études et déterminer les données qui sont pertinentes ou non.

Dans le cas de l'aspirine, le Dr Mahmud et son équipe mettent l'accent sur les données liées à son utilisation chez les hommes qui ont développé un cancer de la prostate. « Nous avons utilisé différents calculs, différents groupes de personnes et différentes études pour voir si nous pouvons obtenir des résultats constants et savoir ce qui arrive avec l'aspirine et le cancer de la prostate. Par exemple, nous avons trouvé des hommes qui prenaient de l'aspirine en 1990. Nous allons ensuite voir s'ils ont eu un cancer de la prostate en 2012. »

Ce groupe a été comparé à des hommes qui ne prenaient pas d'aspirine régulièrement afin de faire un rapprochement entre les taux de cancer de la prostate au cours de la même période. « L'autre approche consiste à regarder les hommes qui ont un cancer de la prostate maintenant, et faire des comparaisons avec des hommes qui n'ont pas eu de cancer de la prostate. Nous les questionnons sur leur utilisation de l'aspirine. Nous avons ainsi constaté que l'aspirine procure un léger avantage, soit une réduction d'environ 10 % du risque d'avoir un cancer de la prostate. Il s'agit de notre meilleure estimation jusqu'ici. »

La prochaine étape consiste à effectuer un essai clinique car, bien que les résultats soient prometteurs, ils ne sont pas concrets. « Nous avons travaillé avec des données très bruitées. Nous ne nous trouvons pas dans une situation qui nous permet un contrôle total. Nous ne pouvons même pas être certains de tirer les bonnes conclusions », indique-t-il. Les essais cliniques fourniront des réponses beaucoup plus claires.

Les questions auxquelles il faut encore répondre comprennent les suivantes. À quelle fréquence faut-il prendre de l'aspirine pour en ressentir des bienfaits? La réduction des risques pourrait-elle dépasser 10 %?

« J'essaie notamment de répondre à ces questions », ajoute le Dr Mahmud. En attendant, il insiste sur le fait que l'aspirine peut provoquer des effets secondaires néfastes, comme le saignement de l'estomac. Il ajoute donc que les hommes ne devraient pas prendre de l'aspirine pour prévenir le cancer de la prostate tant que la recherche n'est pas terminée. Même à ce moment dit-il, les gens ne devront pas prendre d'aspirine sans peser le pour et le contre et consulter leur médecin.

Dans le cadre de ses recherches, le centre continuera de mettre au jour des éléments de preuve qui aideront les entreprises pharmaceutiques et les organismes gouvernementaux à déterminer s'ils doivent investir de l'argent dans des essais cliniques.

« Habituellement, lorsqu'on découvre qu'un médicament comme l'aspirine peut réduire les risques de cancer, les entreprises pharmaceutiques tentent de trouver des produits chimiques similaires qui ont les mêmes effets, dit-il. On parle alors de conception rationnelle de médicaments. On examine les molécules d'une substance afin de comprendre leurs effets à l'intérieur d'une cellule. Par la suite, on essaie de trouver des molécules similaires qui pourront ensuite être brevetées, protégées et mises en marché. »

Toutefois, même avec de solides preuves scientifiques, le financement versé par le secteur privé pour les essais cliniques n'est pas assuré. Les applications préventives des médicaments intéressent généralement moins les entreprises pharmaceutiques, car il peut être plus long de vérifier leur efficacité clinique que dans le cas des médicaments qui traitent une maladie, explique le Dr Mahmud. Dans bien des cas, les organismes gouvernementaux se chargent du financement. « Beaucoup d'essais sur les médicaments préventifs sont financés par des fonds publics, principalement aux États-Unis. »

Heureusement pour le nouveau centre, l'équipe du Dr Mahmud reçoit un excellent soutien des gouvernements provincial et fédéral, et même des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis, afin de poursuivre la recherche et de faire des études sur les vaccins.

En fait, après la recherche sur l'aspirine, la plus importante recherche effectuée dans le centre dirigé par le Dr Mahmud portera sur le rôle du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans la prévention du cancer.

Il y a quelques années, à la lumière de forts éléments de preuves découlant d'essais cliniques, le gouvernement provincial a lancé une vaste campagne de vaccination auprès des jeunes adolescentes pour prévenir le cancer du col de l'utérus et d'autres cancers.

Une étude publiée en juin indique que le vaccin a contribué à réduire de moitié le taux d'infections dues au VPH chez les adolescentes, depuis 2006, aux États-Unis.

Le Dr Mahmud et son équipe effectueront une surveillance à long terme au Manitoba pour en apprendre plus sur l'efficacité du vaccin et sur ses utilisations éventuelles. L'équipe examinera notamment la posologie, les taux d'observance et la durée de la protection fournie par le vaccin.

Il faudra des années de recherche pour répondre à ces questions. Cependant, pour le principal bailleur de fonds de l'étude, soit Santé Manitoba, la recherche fournira non seulement des données provinciales sur l'efficacité du vaccin dans la prévention de cancers touchant les femmes, mais elle pourrait aussi aider les responsables de la santé à déterminer s'il faut recommander une vaccination générale chez les jeunes adolescents aussi, car on pense que le VPH causerait d'autres cancers qui touchent les hommes et les femmes.

En plus de chercher des effets favorables involontaires du côté des médicaments couramment prescrits, le Dr Mahmud et son équipe chercheront aussi des effets secondaires néfastes provoqués par divers produits sur le marché actuellement.

L'importance de ce genre de recherche est illustrée par le cas de la thalidomide, un médicament développé dans les années 1950.

Créé à l'origine comme somnifère, le médicament s'est aussi montré efficace pour traiter la nausée et a été prescrit à des femmes enceintes à la fin des années 1950, et au début des années 1960. Il s'est toutefois avéré que le médicament avait des effets secondaires néfastes, causant d'importantes anomalies congénitales.

« Voilà un exemple typique qui montre pourquoi il ne faut pas simplement mettre un médicament sur le marché sans plus s'en soucier », explique le Dr Mahmud.

Le rofécoxib, connu sous le nom de Vioxx, est le tout dernier médicament qui a provoqué des effets secondaires dangereux. « Le Vioxx soulage les douleurs arthritiques, mais peut aussi provoquer la mort. »

Comme la plupart des médicaments modernes, le Vioxx a fait l'objet d'essais rigoureux en laboratoire, puis sur des sujets humains. « Les essais sont habituellement faits sur un échantillon relativement petit d'un groupe très sélectif de personnes. Ils excluent donc les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, et les personnes très malades. »

Si le nouveau médicament donne les effets escomptés, le gouvernement approuve son utilisation chez la population cible. Le processus complet est coûteux. Les entreprises pharmaceutiques dépensent des milliards chaque année en recherche et développement, et il faut des années pour commercialiser un nouveau médicament. Cependant, le processus d'essai n'est pas sans défaut, affirme le Dr Mahmud. « Lorsque des médicaments sont utilisés dans la population et qu'ils sont pris par des personnes très malades, des personnes âgées, des femmes enceintes, et des enfants, nous sommes toujours surpris de constater qu'ils ont des effets secondaires non prévus. »

C'est ici que les spécialistes de la pharmacoépidémiologie, comme le Dr Mahmud, entrent en jeu. Ils font des études et de la surveillance post-commercialisation. Contrairement aux essais préalables à la mise en marché d'un médicament, ces recherches se poursuivent durant des décennies, et examinent les résultats obtenus par un grand nombre de personnes qui ont pris le médicament.

« Nous examinons des centaines de médicaments qui sont utilisés depuis des années et qui ont été pris par des centaines de milliers de personnes. Nous pouvons ainsi détecter de très rares effets qui sont impossibles à trouver dans des essais cliniques. »

En faisant des recherches sur les effets bénéfiques non voulus et les effets secondaires néfastes de médicaments couramment prescrits, le Centre de pharmacoépidémiologie et de recherche sur les vaccins jouera un important rôle au chapitre des politiques en matière de santé publique, non seulement au Canada, mais aussi dans le reste du monde.

Le Dr Mahmud est particulièrement heureux d'avoir la possibilité de découvrir de nouveaux traitements préventifs. « Comme je suis un intervenant en santé publique, je m'intéresse donc toujours à la prévention, mentionne le Dr Mahmud. La plupart des produits pharmaceutiques visent à traiter des personnes qui sont déjà malades. »

Pour ce qui est du réseau de la santé, c'est exactement ce qu'il faut. « Compte tenu des restrictions budgétaires actuelles, la prévention des maladies représente une façon de gérer les coûts des soins de santé. Non seulement la médecine préventive réduit les douleurs et les souffrances causées par la maladie, elle contribue aussi à la durabilité de notre système de santé. »

Joel Schlesinger est un rédacteur de Winnipeg.

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Le Courant est publié six fois l'an par le région sanitaire de Winnipeg, en collaboration avec le Winnipeg Free Press. Le magazine est disponible dans les kiosques à journaux, les hôpitaux et les cliniques de la région de Winnipeg, et chez McNally Robinson Books.

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