Science et recherche

Combattre le diabète

Des chercheurs de l'Université du Manitoba et du Manitoba Institute of Child Health collaborent avec des fournisseurs de soins de santé et des collectivités des Premières Nations pour endiguer une vague de diabète de type 2 chez les enfants.

La Dre Heather Dean discute avec sa patiente, Charlotte Wood, de la nécessité de surveiller sa glycémie.
La Dre Heather Dean discute avec sa patiente, Charlotte Wood, de la nécessité de surveiller sa glycémie.
Pour en savoir plus

À propos du diabète

PAR SUSIE STRACHAN
Région sanitaire de Winnipeg
Le Courant, septembre / octobre 2012

Charlotte Wood connaît la chanson.

Au moins une fois par année, l'adolescente de 14 ans part avec sa mère, son frère et ses soeurs pour se rendre au centre Diabetes Education Resource for Children and Adolescents (DER-CA) de l'avenue William à Winnipeg. Une fois au centre, Charlotte, ses jeunes soeurs, Savanah et Genevieve, et son grand frère, Curtis, sont accueillis par une infirmière et préparés pour leur examen.

« On commence par me peser et me mesurer, explique Charlotte. Ensuite, on vérifie ma pression artérielle, puis on passe aux analyses sanguines. »

Charlotte, son frère et ses soeurs se rendent régulièrement à la clinique pour un bilan de santé, car le diabète de type 2 est présent dans la famille : leur mère, Mary Wood, en est atteinte, tout comme leurs grands-parents et d'autres membres de la famille.

Jusqu'ici, Charlotte est la seule des filles de Mary Wood chez qui la maladie a été diagnostiquée, mais la jeune fille au regard pétillant et au sourire éclatant apprend à vivre avec la maladie. « Je dois m'injecter de l'insuline et je ne peux pas manger de sucreries ou de malbouffe ni boire de boissons gazeuses », explique-t-elle.

Pour la plupart des jeunes, il pourrait sembler décourageant de renoncer aux petites gâteries occasionnelles. Mais Charlotte ne se laisse pas démonter, elle sait qu'il est important de surveiller sa glycémie, une habitude sur laquelle on insiste durant ses visites au centre DER-CA.

Elle comprend que son corps ne produit pas assez d'insuline ou n'utilise pas l'insuline qu'il produit pour métaboliser l'arrivée soudaine de glucose (sucre) qui survient lorsqu'on consomme des sucreries. Elle comprend aussi qu'un niveau élevé de glucose dans son sang peut changer de façon permanente la structure et le fonctionnement de ses organes, une transformation qui pourrait entraîner des problèmes de santé, comme l'insuffisance rénale.

Il n'y a pas si longtemps, l'idée qu'une jeune fille comme Charlotte puisse être vulnérable au diabète de type 2 n'était pas envisageable. Jusqu'à récemment, les enfants n'étaient généralement pas testés pour le diabète de type 2, car on considérait qu'il s'agissait d'une maladie d'« adulte ».

Plus maintenant.

Au cours des dernières décennies, le nombre d'enfants ayant reçu un diagnostic de diabète de type 2 dans la Région sanitaire de Winnipeg est monté en flèche, passant de zéro à plus de 70 cas par année. Bon nombre de ces cas se trouvent dans le Nord-Est du Manitoba et le Nord-Ouest de l'Ontario. En fait, cette région représente l'un des deux endroits en Amérique du Nord qui affichent des augmentations considérables de diabète de type 2, l'autre région étant l'Arizona.

Les responsables de la santé affirment que cette augmentation de cas représente une importante menace intergénérationnelle au chapitre de la santé, une menace qui s'intensifiera dans les années à venir. Toutefois, des efforts sont faits pour aider les enfants et leurs familles.

En avril, les professeurs de la faculté de médecine de l'Université du Manitoba et les chercheurs du Manitoba Institute of Child Health (MICH) ont formé un nouveau groupe de recherche ayant pour mandat de s'attaquer au problème du diabète de type 2. Le groupe porte le nom de Diabetes Research Envisioned and Accomplished in Manitoba, ou équipeAM, et compte 10 chercheurs, y compris des membres du MICH et du centre DER-CA.

L'équipe DREAM appuiera le travail effectué par les fournisseurs de soins de santé et les représentants des collectivités des Premières Nations au centre DER-CA. Ainsi, les efforts faits pour mieux diagnostiquer, traiter et, éventuellement, prévenir le diabète de type 2 chez les enfants seront plus efficaces.

Les premiers cas de diabète infantile dans le Nord du Manitoba ont été signalés au début des années 80 par la Dre Heather Dean. Aujourd'hui, la Dre Dean est vice-doyenne (directrice des études) et professeure en pédiatrie et en santé de l'enfant à la faculté de médecine de l'Université du Manitoba, endocrinologue pédiatrique au centre DER-CA, membre de l'équipe DREAM et l'une des grandes spécialistes du diabète infantile de type 2 au Canada. Cependant, à l'époque, elle vient tout juste de terminer sa formation en pédiatrie et en endocrinologie pédiatrique et travaille comme médecin navetteur dans les collectivités du Nord, comme St.Theresa Point et Garden Hill.

Durant l'une de ses nombreuses visites dans le Nord, la Dre Dean examine une jeune fille de 14 ans qui présente des symptômes inhabituels pour son jeune âge : elle fait de l'embonpoint et elle a constamment faim et soif. La Dre Dean décide alors de faire des analyses sanguines pour trouver la cause sous-jacente du problème. C'est avec stupéfaction qu'elle constate que les analyses indiquent que la jeune fille a le diabète de type 2.

« Nous savions que cette maladie ne devait pas toucher les enfants, explique la Dre Dean en se remémorant sa réaction face aux résultats. Nous avons toujours eu des enfants obèses au Manitoba et ils ne développaient pas de diabète de type 2. Ils n'avaient pas d'hyperglycémie. Leur organisme pouvait s'adapter et remédier à la situation. Toutefois, pour une raison ou une autre, l'organisme de ces enfants n'y arrivait pas », dit-elle en ajoutant qu'elle a trouvé une douzaine de cas similaires.

Initialement, ses diagnostics ont été accueillis avec scepticisme par les spécialistes du diabète. Le diabète de type 1? Peut-être. Le diabète de type 2? Jamais.

La différence entre les deux types de diabète est considérable. Le diabète de type 1, qui peut toucher les gens de tous les âges, est déclenché plusieurs mois avant l'apparition de symptômes. Les personnes atteintes du diabète de type 1 ne produisent pas d'insuline et doivent en recevoir quotidiennement.

Le diabète de type 2 est beaucoup plus courant. Il se manifeste lorsque l'organisme ne produit pas assez d'insuline et ne réagit pas efficacement à l'insuline qu'il produit. Ainsi, le taux de glucose dans le sang peut augmenter de façon démesurée. Des études commencent à démontrer que le diabète de type 2 touche les enfants plus rapidement et que beaucoup auront développé d'autres problèmes de santé une fois à la mi-vingtaine. Autrement dit, le diabète peut entraîner de graves maladies s'il n'est pas contrôlé.

Les doutes initiaux concernant le diagnostic de diabète de type 2 chez des enfants ont commencé à s'estomper lorsque plus de preuves ont été trouvées. Dès 1988, la Dre Dean et le Dr Michael Moffatt, qui était pédiatre à l'époque et est maintenant le directeur général de la recherche et de l'apprentissage appliqué pour la Région sanitaire de Winnipeg, ont publié un rapport dans la revue Arctic Medical Research concernant leurs constatations. À ce moment, ils avaient trouvé 15 cas de diabète infantile de type 2.

« Nous ne comprenions pas la situation. Ces enfants étaient très obèses et il s'agissait, à une exception, de filles », affirme la Dre Dean.

Initialement, on a cru que les enfants autochtones développaient le diabète de type 2 plus tôt que prévu en raison de leur mode de vie, soit une mauvaise alimentation et un manque d'exercice. Une fois que les conclusions de la Dre Dean et du Dr Moffatt, qui est aussi professeur en pédiatrie et santé de l'enfant et en sciences de la santé communautaire à la faculté de médecine de l'Université du Manitoba, ont été acceptées, on a conclu que ces cas représentaient la pointe d'un énorme iceberg.

« Une fois que l'alarme a été sonnée, Santé Canada a conclu que le problème était généralisé dans l'ensemble des Premières Nations au Canada », explique la Dre Dean.

Toutefois, d'autres développements ont eu lieu. Les recherches ont révélé que les enfants d'autres collectivités des Premières Nations, y compris dans la province voisine de la Saskatchewan, n'étaient pas touchés par le diabète de type 2, même si leur mode de vie était similaire à celui des jeunes du Nord-Est du Manitoba et du Nord-Ouest de l'Ontario.

« Nous avons rapidement découvert que les cas touchaient les personnes originaires de la région de Sandy Lake en Ontario et de notre groupe au Manitoba », ajoute la Dre Dean.

À ce moment, la Dre Dean commence à penser que l'émergence du diabète de type 2 chez les enfants ne peut pas être uniquement attribuable à un manque d'exercice et à une alimentation riche en sucres et en matières grasses. Elle commence à établir une corrélation et recherche une structure génétique partagée par les parents et les enfants.

Ses soupçons ont été confirmés au milieu des années 90, lorsque des chercheurs de l'Université Toronto ont découvert une variance génétique chez les personnes vivant dans la Première Nation de Sandy Lake où les taux de diabète infantile étaient à la hausse.

Les chercheurs ont démontré que les personnes qui ont cette variance génétique, appelée polymorphisme du facteur HNF-1- alpha, sont assurées de développer le diabète de type 2 avant l'âge de 50 ans.

« Sachant cela, nous avons examiné la population manitobaine et avons découvert qu'elle avait le même gène. Il y a eu beaucoup de mariages dans la population oji-cri de la région d'Island Lake et du Nord-Ouest de l'Ontario. Cette population partage donc les mêmes gènes, ajoute la Dre Dean.

La Dre Dean savait qu'il ne s'agissait pas simplement d'une variance génétique qui menait à l'apparition du diabète à un âge avancé. La maladie touchait aussi les enfants.

Une théorie attribuait le problème à une poussée hormonale chez les enfants obèses durant la puberté. Mais les chiffres recueillis par la Dr Dean montraient que 9,7 % des enfants ayant reçu un diagnostic de diabète de type 2 au cours des cinq dernières années avaient moins de 10 ans. Ainsi, un déséquilibre hormonal lié à la croissance ne pouvait pas être l'élément déclencheur. Elle savait que la réponse serait complexe, qu'elle reposerait sur une combinaison du patrimoine génétique, de l'environnement, du mode de vie et d'un autre élément. Un élément encore inconnu.

Comme le nombre de cas de diabète de type 2 a continué d'augmenter chez les jeunes dans les années 80 et 90, des efforts ont été faits pour comprendre et endiguer le problème.

Le Centre de consultation sur le diabète pour les enfants et les adolescents du Centre des sciences de la santé a été fondé en 1985 pour aider les enfants et leurs parents à apprendre comment prendre en main leur situation. La Dre Dean a joué un rôle clé avec ses collègues de Santé Manitoba et de l'Hôpital pour enfants dans l'élaboration du programme.

Mary Wood fait partie des premiers enfants qui se sont rendus au centre DER-CA. Elle a reçu un diagnostic de diabète de type 2 à l'âge de 11 ans et a participé à une étude de ce centre alors qu'elle avait 12 ans. Mary admet qu'elle n'a pas accordé à son diagnostic le sérieux nécessaire. « Lorsque j'étais jeune, je n'écoutais pas mes grands-parents, dit-elle. Je faisais à ma tête et j'ignorais mon diabète. » Maintenant âgée de 40 ans, Mary souffre de nombreuses complications de la maladie, y compris l'insuffisance rénale, des problèmes de vision et un manque de sensibilité dans les pieds et les mains. Elle a des traitements de dialyse trois fois par semaine et se déplace en fauteuil roulant.

Les leçons tirées de son expérience sont difficiles, mais elles ont assagi Mary. Aujourd'hui, elle fait tout ce qu'elle peut pour que ses enfants ne répètent pas ses erreurs, surtout ses deux enfants déjà atteints de diabète de type 2. « Je vous parle aujourd'hui parce que c'est important que les jeunes sachent qu'ils doivent prendre soin d'eux, dit-elle. C'est ce que je dis à mes enfants. »

Mary et ses enfants ont amené la Dre Dean à orienter ses recherches dans une nouvelle direction. Elle a étudié une génération de jeunes ayant grandi et ayant à son tour des enfants.

Auparavant, il n'y avait jamais eu de jeunes femmes atteintes de diabète de type 2 avant la grossesse. Il s'agit d'une toute nouvelle dynamique, affirme la Dre Dean. Les bébés sont exposés au diabète de type 2 dès la conception.

« Nous avons commencé à voir arriver leurs enfants. C'est alors que je me suis dit qu'il fallait voir la situation dans son ensemble, et sans tarder », ajoute-t-elle.

La Dre Dean et ses collègues ont alors lancé en 2003 le projet Prochaine génération au centre DER-CA.

Le projet Prochaine génération examine les enfants des mères des Premières Nations du Manitoba et qui étaient atteintes du diabète de type 2 avant leur grossesse. Le projet a permis de déterminer que ces mères couraient 14 fois plus de risque d'avoir un enfant atteint de diabète de type 2 que les mères n'ayant pas la maladie.

« Nous nous sommes demandé si la grossesse était le mécanisme qui amenait ces femmes à avoir plus d'enfants atteints de diabète de type 2 », explique la Dre Dean. Peut-être que le taux élevé de glucose sanguin des femmes diabétiques nuit au développement du foetus et fait en sorte que le métabolisme de l'enfant est prédisposé à l'obésité et au diabète de type 2.

« Nous pensons qu'il y a un facteur de risque additionnel durant le stade foetal, mentionne la Dre Dean. Nous croyons que le milieu intrautérin a des répercussions sur le développement des organes et détermine la façon dont les gènes seront affectés par l'environnement et s'exprimeront. Les mères ayant un diabète de type 2 ont des enfants qui reçoivent le gène responsable de la sécrétion moins abondante d'insuline. Leurs enfants ont donc une incapacité héréditaire additionnelle à produire de l'insuline. »

Cet élément de réponse a mené à d'autres questions pour la Dre Dean et les autres membres du projet Prochaine génération.

« Les gènes ne changent pas si rapidement, explique la Dre Dean. Toutefois, durant ma vie professionnelle des 30 dernières années, quelque chose a rapidement changé. Nous ne savons rien du facteur accélérant et nous essayons avec notre super équipe de comprendre intellectuellement les enjeux. »

La « super équipe » est bien entendu l'équipe DREAM qui travaille au Manitoba Institute for Child Health et qui a reçu une subvention de 750 000 $ de la Fondation de l'Hôpital pour enfants.

« Nous sommes tellement excités par la création de l'équipe DREAM, déclare la Dre Dean. Nous pourrons ainsi plus facilement établir un lien entre la science et les soins, car nous pouvons maintenant faire de la recherche scientifique tout en offrant des soins aux patients. Nous vivons un problème unique au Manitoba, et je suis très contente que des fonds aient été investis dans des cerveaux qui pourront résoudre le problème. »

L'équipe DREAM se concentre sur deux principaux domaines de recherche; elle veut savoir pourquoi les enfants sont susceptibles de développer le diabète de type 2, notamment déterminer les facteurs maternels et les facteurs liés à l'enfance, et prévenir les complications chez les enfants atteints de diabète de type 2 en les aidant à mieux gérer leur situation.

Le Dr Grant Hatch, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le métabolisme moléculaire de la cardiolipine et professeur de pharmacologie, de biochimie et de médecine génétique à l'Université du Manitoba, et le Dr Jon McGavock, professeur adjoint en pédiatrie et en santé de l'enfant, dirigent une équipe de scientifiques du Manitoba composée de la Dre Dean, de la Dre Elizabeth Sellers et du Dr Brandy Wicklow, des collègues endocrinologues pédiatriques, du Dr Tom Blydt-Hansen et de la Dre Allison Dart, pédonéphrologues, du Dr Jim Davie, épigénéticien et des Dres Kristi Wittmaier, Christine Doucette et Vern Dolinsky, des scientifiques.

Les Dres Sellars et Wicklow sont aussi professeurs en pédiatrie et en santé de l'enfant à l'Uuniversité du Manitoba, alors que le Dr Davie enseigne la biochimie, la médecine génétique et la biologie cellulaire. La Dre Doucette est professeure adjointe en physiologie et le Dr Dolinsky est professeur adjoint en pharmacologie.

Voici quelques domaines de recherche de l'équipe DREAM :

  • Utilisation de la spectroscopie par résonance magnétique pour déceler une maladie du foie gras, un signal d'alarme prometteur pour détecter le diabète de type 2.
  • Étude des raisons expliquant pourquoi les enfants atteints de diabète de type 2 sont de cinq à dix fois plus susceptibles que les enfants atteints de diabète de type 1 d'avoir une insuffisance rénale.
  • Utilisation d'un appareil d'ophtalmologie pour étudier les cornées afin de déceler les changements qui annoncent une perte de sensibilité dans les pieds et les mains.

L'équipe DREAM espère aussi trouver des fonds pour faire de la recherche sur les changements du métabolisme cardiaque chez les enfants atteints de diabète de type 2, précise le Dr McGavock.

Toute cette recherche vise à élaborer un meilleur traitement pour les enfants atteints de diabète de type 2 en trouvant des façons de prédire quand et comment le diabète se manifestera et comment prévenir les complications, dit-il. On espère aussi que les chercheurs trouveront de nouvelles stratégies de prévention pour les femmes ayant un diabète de type 2 pendant la grossesse, comme dans le cas des femmes qui prennent maintenant des suppléments d'acide folique pour prévenir les anomalies du tube neural chez leurs bébés.

Pour y parvenir, l'équipe DREAM fait appel à une approche scientifique circulaire entre le chevet des patients et le laboratoire qui permet d'étudier l'état de santé des enfants et de le reproduire chez des animaux de laboratoire. Les découvertes faites en laboratoire servent ensuite à changer la façon de traiter les enfants.

Un des principaux objectifs de l'équipe DREAM consiste à déceler les premiers signaux d'alarme du diabète de type 2. Par exemple, les études sur des animaux de laboratoire indiquent que la graisse accumulée dans le coeur, le foie et le pancréas est un signe avant-coureur du mauvais fonctionnement d'un organe ou de son éventuelle défaillance. La situation peut mener à une diminution de la tolérance au glucose et, éventuellement, au diabète de type 2. « Nous utilisons la spectroscopie par résonance magnétique pour examiner la composition chimique de différents organes du corps, explique le Dr McGavock. Nous nous intéressons aux accumulations de graisse dans les endroits où il ne devrait pas y en avoir. »

Les chercheurs de l'équipe DREAM ont décidé de se concentrer sur le foie, croyant qu'il s'agit du meilleur organe pour prédire les risques d'apparition du diabète de type 2. « L'infiltration graisseuse du foie nous fournit un biomarqueur plutôt fiable du diabète de type 2 chez les enfants, ajoute le Dr McGavock. L'imagerie par résonance magnétique et une technique d'examen non invasive dont l'utilisation est très importante lorsqu'on travaille avec des enfants. Nous cherchons aussi une analyse sanguine que les médecins de famille pourraient demander pour détecter les risques à un stade précoce. »

Les complications liées au diabète de type 2 représentent un deuxième secteur de recherche privilégié et sont étudiées dans le cadre d'un projet intitulé I-Care (Improving Cardiovascular Outcomes). Dans ce domaine, la Dre Allison Dart a fait une importante découverte : les enfants atteints de diabète de type 2 présentent des taux incroyablement élevés de complications, des taux de cinq à dix fois supérieurs à ceux des enfants atteints de diabète de type 1. Les complications incluent des insuffisances rénales terminales et des problèmes cardiovasculaires. « La Dre Dart a alors commencé à se demander pourquoi l'insuffisance rénale est si rapide chez ce groupe de jeunes. Existe-t-il des biomarqueurs que nous pourrions mesurer dans des conditions cliniques pour repérer les enfants à risque? », ajoute le Dr McGavock.

Pour trouver ces biomarqueurs, la Dre Dart a commencé à mesurer la fonction rénale chez les enfants atteints de diabète de type 2 pour déterminer à quel moment les problèmes rénaux commencent à se manifester. Elle examine aussi d'autres facteurs, comme le niveau d'activité physique, le sommeil, l'alimentation, le stress et les traumatismes subis durant l'enfance. Elle pense que ce n'est pas seulement le corps de l'enfant, mais aussi le milieu dans lequel il vit qui mènent à l'insuffisance rénale. Elle soupçonne l'influence de facteurs socio-économiques.

« Soixante pour cent des enfants vivent au bas de l'échelle économique. Leurs familles vivent des pressions économiques qui se reflètent dans l'alimentation, le niveau d'activité et d'autres aspects », affirme le Dr McGavock. Les facteurs environnementaux et physiques de la vie d'un enfant sont évalués par l'équipe DREAM. Les tests sont effectués sur les enfants sur une période de 24 heures, à la clinique et à la maison, pour permettre aux chercheurs de mesurer avec exactitude les variations de la pression artérielle et la déperdition protéique urinaire.

Les installations cliniques comprennent des appareils d'imagerie non invasifs qui permettent aux chercheurs d'effectuer des échographies du coeur, des vaisseaux sanguins, du foie et, bientôt, des reins afin d'examiner la structure et le fonctionnement de ces organes. On dispose aussi d'une salle d'entraînement et d'évaluation de la condition physique équipée d'un vélo et d'un tapis roulant. Bon nombre des enfants qui participent aux diverses études sont examinés tous les trois ou quatre mois et il est donc important d'avoir des installations accueillantes.

Le Dr McGavock utilise la salle d'entraînement pour étudier l'impact de l'activité physique rigoureuse chez les enfants en surpoids atteints de diabète de type 2. Il veut savoir plus particulièrement quelles sont les répercussions de l'exercice sur la sensibilité à l'insuline et pourquoi certains enfants finissent par subir des changements de la fonction cardiaque et d'autres pas. En plus de faire suivre des programmes d'exercice aux enfants, le Dr McGavock espère obtenir une subvention pour procéder à des échographies cardiaques chez les enfants.

Comme dans le cas des autres recherches menées par l'équipe DREAM, le suivi clinique des enfants entraîne des questions auxquelles les scientifiques devront trouver des réponses.

Par exemple, la recherche menée par le Dr McGavock auprès des enfants sera reproduite en laboratoire. C'est à ce moment que le Dr Vern Dolinsky, un scientifique, travaillera avec des souris atteintes de diabète de type 2 élevées à cette fin pour déterminer à quelle vitesse elles développent des problèmes cardiaques et si l'exercice a un effet positif sur leur coeur. « L'équipe de recherche essaiera de comprendre de quelle façon les problèmes de production d'énergie surviennent et comment ils peuvent être contrôlés chez les souris. Ensemble, nous ferons un peu avancer la recherche et nos connaissances pourront évoluer dans les deux directions », explique le Dr McGavock. Les recherches de l'équipe DREAM ne sont pas confinées à la clinique et au laboratoire. Cet automne, le Dr McGavock a lancé une étude sur le mode de vie et l'activité physique auprès d'adolescents de l'école secondaire R.B. Russell. Il espère recruter 20 élèves de cette école de formation professionnelle du centre-ville pour servir de mentors et élaborer un programme d'exercice et de promotion d'un mode de vie sain qui pourrait être utilisé par les adolescents du Nord du Manitoba vivant une situation socio-économique similaire.

« Nous nous inspirons des succès antérieurs en matière de perte de poids et d'augmentation du niveau d'activité physique », dit-il.

Le programme quotidien comprend 45 minutes de jeu, comme le basketball et le soccer, afin d'activer la circulation sanguine. On offre aussi une collation santé et 45 minutes d'éducation sur les saines habitudes alimentaires, la détermination d'objectifs, l'estime personnelle et l'aménagement du milieu, c'est-à-dire comment apporter des changements dans sa vie pour prendre des décisions saines et éviter les tentations.

« Selon leur réalité et leur milieu, les gens peuvent penser que le message est simple. Toutefois, tant que l'on ne s'est pas mis à la place de ces jeunes, on ne sait pas à quel point c'est dur pour eux. Le soutien est la clé du succès », ajoute le Dr McGavock.

Dans le cadre de sa collaboration avec l'équipe DREAM, la Dre Elizabeth Sellers se concentre aussi sur les complications associées au diabète de type 2, qu'il s'agisse d'insuffisance rénale, de problèmes de vision, de maladies du coeur ou des taux élevés de lipides. Les enfants atteints de diabète de type 2 connaîtront au moins une grave complication d'ici à ce qu'ils atteignent l'âge de 30 ans.

« Des données indiquent que les complications liées au diabète de type 2 sont plus sévères chez les enfants que chez les adultes qui développent la maladie plus tard au cours de leur vie, mentionne la Dre Sellers. L'apparition des complications chez ces enfants est aussi plus brutale que chez les enfants atteints de diabète de type 1. »

Parmi ces complications, citons la neuropathie - une modification de la structure nerveuse qui amène les diabétiques à perdre la sensibilité dans les mains et les pieds. La Dre Sellers ajoute que durant les cinq années entre l'âge de 18 et 23 ans, bon nombre des personnes atteintes du diabète de type 2 auront une neuropathie.

Elle étudie un moyen de détecter les signes avant-coureurs de l'atteinte nerveuse en procédant à un examen en profondeur des yeux. Son test fait appel à la microscopie confocale de la cornée et consiste à rechercher des lésions des nerfs de la cornée qui annonceraient des lésions nerveuses ailleurs dans l'organisme.

L'appareil de microscopie, habituellement utilisé par les ophtalmologistes et les autres spécialistes de la vue, est relativement facile à transporter, ainsi la Dre Sellers peut le prendre avec elle durant les visites de dépistages faites par l'équipe du centre DER-CA dans le Nord du Manitoba pour examiner les yeux de tous les enfants qui ont le diabète de type 2.

« Nous avons démontré que les enfants tolèrent cet examen, parce qu'il n'est pas invasif, explique le Dre Sellers. La prochaine étape consiste à démontrer sa fiabilité et à prouver que son utilisation permet de surveiller les lésions des nerfs pour essayer de prévenir la progression de la neuropathie. »

La Dre Sellers fait aussi partie de l'équipe qui rédige le guide de pratique clinique en matière de diabète pédiatrique au Canada.

« Pour le moment, la gestion du mode de vie est le principal pilier du traitement du diabète de type 2 chez les jeunes. Comme il n'y a pas eu beaucoup d'études sur les médicaments destinés aux enfants, j'ai tendance à insister sur l'utilisation de l'insuline et le changement de mode de vie, précise la Dre Sellers en ajoutant que la plupart des enfants ont besoin de recevoir deux fois par jour des injections d'un mélange d'insuline à action brève et à action prolongée. « Entre le travail que nous effectuons pour traiter les enfants à la clinique et les recherches menées par l'équipe DREAM, nous tentons de combler les lacunes au chapitre des connaissances. »

Toutes les recherches en cours dans le domaine du diabète pédiatrique de type 2 ne pourraient avoir lieu sans l'aide des fournisseurs de soins de santé et des partenaires de la collectivité, y compris ceux et celles qui font partie des organismes des Premières Nations.

Comme l'explique la Dre Dean, la plupart des jeunes visés par les diverses études vivent dans des collectivités éloignées et toute stratégie liée au traitement doit tenir compte de leur réalité culturelle. Elle mentionne que les travailleurs et travailleuses comme Bertha Flett, qui a été la première infirmière de recherche clinique du projet Prochaine génération, sont essentiels aux réussites futures. « Bertha connaît tout le monde dans le Nord et, si nous ne réussissons pas à trouver quelqu'un, nous lui demandons de l'aide », dit la Dre Dean.

Bertha Flett a travaillé pour le projet Prochaine génération jusqu'à son départ à la retraite en 2009. Elle faisait passer des tests aux enfants des collectivités nordiques pour déceler le diabète de type 2. Mme Flett dit avoir fait passer des tests au fil des ans à quelque 900 enfants de la naissance à la 12e année et, de ce nombre, six avaient un diabète de type 2. En comparaison, la moyenne canadienne est de 1,5 enfant sur 100 000. En Colombie-Britannique, où l'on compte 2 enfants sur 100 000, tous les enfants touchés sont d'ascendance indoasiatique ou viennent d'Haïti. La Saskatchewan n'apparaît même pas sur l'écran radar, car elle n'a enregistré que cinq cas au total. Lorsqu'on compare les données du Manitoba aux données nationales, le fait de trouver six enfants sur 900 équivaut à trouver plus de 650 sur 100 000.

Dans le cadre de ses tâches pour le projet Prochaine génération, Mme Flett travaillait avec les écoles, organisait des tests et rassurait les enfants qui obtenaient des résultats positifs. Elle parlait avec les parents et aiguillait les enfants vers les cliniques médicales locales pour qu'ils reçoivent des traitements en plus de les recruter pour participer à l'étude du centre DER-CA.

« Il faut chercher les enfants qui ont le diabète de type 2, car ils ne se sentent pas malades au début, précise Mme Flett, qui a elle-même reçu un diagnostic de diabète de type 2 à l'âge adulte. De plus, les gens, malgré toute la sensibilisation que nous faisons et les ateliers que nous offrons, n'écoutent pas le message leur disant qu'ils doivent faire attention à eux pour éviter d'avoir le diabète. »

Pour son travail auprès du projet Prochaine génération, Bertha Flett trouvait la motivation tant dans la vie professionnelle que personnelle.

Des années plus tôt, sa propre fille a reçu un diagnostic erroné de diabète de type 1. Cette erreur est survenue avant que le milieu médical ne comprenne que les enfants pouvaient aussi développer le diabète de type 2. Ainsi, sa fille n'a pas reçu le traitement adéquat et son diabète de type 2 s'est rapidement aggravé.

« Ma fille est décédée à l'âge de 25 ans, raconte Mme Flett, qui s'occupe maintenant de sa petite-fille. C'est dur. C'est dur de savoir qu'elle est disparue. C'est dur d'avoir le même problème, mais ça m'a permis de trouver ma voie. Je voulais travailler avec des enfants atteints du diabète de type 2 pour leur redonner espoir. »

Cet espoir repose en partie sur une idée proposée par le projet Prochaine génération pour encourager les nouvelles mamans à allaiter leurs bébés. L'allaitement maternel est associé à une diminution du risque de diabète de type 2 chez les enfants. L'allaitement peut nécessiter un soutien individuel des mères qui peuvent aussi avoir besoin d'être encadrées durant cette expérience. Il faut en outre leur parler de l'importance de la saine alimentation et de l'exercice quotidien.

Karla Muskego, une étudiante occupant un emploi d'été, fait aussi partie intégrante du travail communautaire effectué dans le cadre du projet Prochaine génération. Cette étudiante de 4e année en biochimie à l'Université du Manitoba et originaire du Nord du Manitoba devait l'été dernier encourager les familles à se présenter pour leurs bilans de santé. Elle affirme qu'il lui a fallu de la patience et de la persévérance pour faire son travail.

« Il y a environ 130 enfants dans la cohorte du Manitoba. Mon rôle consiste à essayer d'amener 80 % de ces enfants à se présenter pour subir des tests, explique Karla Muskego. Cependant, ce travail est difficile, car la plupart des gens vivent dans le Nord et trouvent qu'il est compliqué de se rendre à Winnipeg. Je suis extrêmement contente lorsqu'ils acceptent de venir. Ils démontrent ainsi leur détermination à garder leurs enfants en santé. »

La vie en région éloignée s'accompagne de plusieurs problèmes qu'il faudra résoudre avant que les enfants et les parents puissent vivre sainement, soutient Lyna Hart, l'agente de soins infirmiers par intérim auprès du Southeast Resource Development Council.

Depuis l'invitation à passer à l'action en 1999, alors que des représentants des conseils tribaux et des collectivités indépendantes des Premières Nations du Manitoba se sont réunis pour parler du traitement du diabète de type 2, on savait qu'il fallait lutter contre une maladie qui touche trois générations d'un seul coup. Il s'agit aussi d'une lutte contre une maladie qui exige plus qu'un simple programme de soins axé sur le diabète, ajoute Mme Hart.

Les gens qui vivent dans les collectivités éloignées du Manitoba sont confrontés à une pénurie d'aliments frais, d'eau potable et de logements salubres. Bon nombre d'entre eux sont des survivants des pensionnats et doivent se remettre des traumatismes vécus durant ces années, traumatismes qui peuvent les mener à la violence familiale, à la toxicomanie et au suicide. Le stress affecte la santé, y compris la santé des femmes enceintes atteintes de diabète de type 2 et de leurs enfants.

L'insécurité alimentaire est un enjeu important, explique Mme Hart. Lorsque vous allez dans un magasin dans le Nord et que les fruits et les légumes sont beaucoup trop mûrs, vous ne les achetez pas. Nous savons que l'allaitement maternel est le moyen de défense de première ligne pour les femmes diabétiques qui ont des bébés. Cependant, ces mères ne peuvent pas combler leurs besoins nutritionnels et ne peuvent donc pas allaiter. »

Dans beaucoup de collectivités du Nord, il faut faire bouillir l'eau. Le transport par avion de l'eau embouteillée coûte trop cher et les gens choisissent plutôt de boire des boissons gazeuses. « Les gens consomment ce qui est disponible et ce qui est disponible n'est pas nutritif. Il ne faut donc pas se surprendre que l'obésité soit un problème si important, ajoute Mme Hart, qui a reçu un diagnostic de diabète de type 2 autour de la cinquantaine.

Lyna Hart dit que les fonds versés par le gouvernement fédéral pour les programmes sur le diabète dans les collectivités des Premières Nations du Manitoba sont limités. Elle se montre donc extrêmement enthousiaste à propos du travail fait par la Dre Heather Dean et l'équipe de chercheurs du centre DER-CA et du projet DREAM. « Ils nous tiennent au courant. Nous sommes très contents d'orienter les questions qu'ils se posent. Nous espérons qu'ils trouveront des réponses, dit-elle. Je crois que tous les enfants ont besoin d'avoir un test de dépistage pour le diabète de type 2, les enfants des Premières Nations comme les autres. Les gens s'inquiètent des coûts, mais cela vaut mieux que d'attendre que ces enfants grandissent et développent des problèmes de santé bien plus graves avant de se rendre compte qu'ils sont diabétiques. Nous devons assurer l'avenir de nos enfants. »

Le maintien des contacts avec les gens qui vivent dans des collectivités éloignées fait partie du mandat du projet Maestro, un service de proximité offert par l'équipe DREAM pour s'assurer que les enfants diabétiques réussissent la transition entre les soins pédiatriques et les soins pour adultes, peu importe la région où ils vivent dans la province.

Le projet Maestro, ainsi nommé parce que la Dre Dean imaginait un chef d'orchestre qui indique aux musiciens à quel moment ils doivent jouer leur partie, fait le pont pour les patients qui ne reçoivent plus de soins pédiatriques à partir de 18 ans et qui ont de la difficulté à apprendre comment prendre leur santé en main à l'âge adulte.

Le projet Maestro a été créé en 2002 pour aider les jeunes vivant avec le diabète de type 1 et qui devaient passer aux soins pour adultes. Lorsque le nombre d'enfants atteints de diabète de type 2 a commencé à augmenter, il a vite été nécessaire de créer un programme parallèle qui a été baptisé Maestro 2.

« Les jeunes adultes ont la mauvaise habitude de ne pas se présenter à leurs rendezvous médicaux, affirme Catherine MacDonald, coordonnatrice des soins de transition pour le projet Maestro. Ils ne font pas toujours les meilleurs choix à 18, 19 et 20 ans. Lorsqu'ils finissent par revenir vers les services de soins, ils ont souvent subi des dommages irréversibles et des complications irréparables. »

Les chiffres confirment le bien-fondé du projet Maestro 2. Dix ans après l'annonce du diagnostic, le taux de survie des enfants atteints de diabète de type 2 est de 91,4 %, comparativement à 99,5 % chez les enfants diabétiques de type 1 et 100 % pour les enfants non diabétiques. Le taux de survie des reins n'est que de 55 % après 20 ans pour les adolescents et les jeunes adultes atteints du diabète de type 2.

Le projet Maestro suit 1 600 jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans, y compris 387 personnes atteintes de diabète de type 2. Catherine MacDonald commence par communiquer avec les patients lorsqu'ils ont à peu près 14 ans pour établir une relation qui aidera les jeunes adultes à savoir vers qui se tourner lorsqu'ils vivront l'expérience plutôt déconcertante de devoir traiter leur diabète dans leur vie d'adultes. Elle utilise le téléphone, les courriels, Facebook et les textos pour rester en contact avec les adultes.

« Nous avons eu 82 personnes qui ont terminé notre programme à l'âge de 25 ans, dit-elle. Cependant, durant la période de 2002 à 2011, nous avons eu 16 décès, dont cinq attribuables à des complications du diabète de type 2. Nous voulons diminuer le taux d'abandon des soins de suivi chez les patients pédiatriques pour le faire passer de 60 à 30 % et nous souhaitons suivre 80 % des personnes qui passent aux soins pour adultes dans le cadre de programmes comme le Diabetes Integration Project dans les régions rurales et du Nord du Manitoba. »

Grâce aux recherches de l'équipe DREAM et au travail clinique et d'éducation fait au centre DER-CA, la Dre Dean et ses collègues espèrent mieux comprendre le diabète pédiatrique de type 2 au cours des cinq prochaines années et être en mesure d'offrir de nouveaux traitements et moyens de prévention. L'objectif est ambitieux, mais il doit être atteint pour freiner la montée du diabète de type 2.

« Je suis optimiste, dit la Dre Dean. Nous avons une merveilleuse équipe de chercheurs, de cliniciens, de dirigeants communautaires et de familles qui s'attaque au problème. »

Au fur et à mesure que Charlotte, son frère et ses soeurs vieilliront, ils dépendront de plus en plus du travail fait par les équipes de soins et de recherche. Charlotte est aussi débordante d'énergie que n'importe quelle autre jeune fille de 14 ans et devrait pouvoir s'occuper de sa santé. Elle peut en outre compter sur sa mère pour s'assurer qu'elle respecte à la lettre sa médication et son régime alimentaire.

« Le diabète m'a diminuée, affirme Mary Wood. Voilà ce qui compte pour les jeunes. Les aînés nous avertissent que nous aurons des problèmes si nous ne nous occupons pas de notre diabète. Je dis donc à mes enfants de surveiller leur glycémie s'ils ne veulent pas devenir comme moi dans 20 ou 30 ans. Voilà pourquoi je vous raconte mon histoire, pour que tout le monde comprenne. »

Susie Strachan est conseillère en communication auprès de la Région sanitaire de Winnipeg.

Le Courant

Le Courant

Le Courant est publié six fois l'an par le région sanitaire de Winnipeg, en collaboration avec le Winnipeg Free Press. Le magazine est disponible dans les kiosques à journaux, les hôpitaux et les cliniques de la région de Winnipeg, et chez McNally Robinson Books.

Signet Courriel Imprimer Share this on Facebook Partager Share this on Twitter Tweet RSS Feeds RSS
Make text smaller Make text bigger
Recherche


Communiquer avec nous
Avez-vous des commentaires ou des préoccupations?

Nous voulons vous entendre!

Trouver des services
À la recherche de services de santé à Winnipeg?

Communiquez avec Health Links-Info Santé au 788-8200

Cherchez le répertoire des services de santé
Le Courant
Le magazine sur la sante et le mieux etre de Winnipeg.

Suite
E-Bulletin
La Région sanitaire de Winnipeg est heureuse de lancer son nouveau bulletin électronique, Connexions santé Winnipeg.

Suite
Carrières
La Région sanitaire de Winnipeg a la réputation d’être un endroit où il fait bon travailler.

Suite
WRHA Logo Aide | Plan du site | Stipulation d'exonération | Contactez-nous | English