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Réussir son année
Les enfants actifs sont prêts à apprendre
PAR KRISTINE HAYWARD
Région sanitaire de Winnipeg
Le Courant, automne 2009
Est-ce que votre enfant est prêt
à apprendre?
Saviez-vous qu'aider vos enfants à être
physiquement plus actifs peut les aider à
apprendre et à améliorer leur rendement
scolaire?
Le bulletin de l'activité physique chez
les enfants et les jeunes publié en 2009
par Jeunes en forme Canada (JEFC) résume
les recherches en cours sur les niveaux
d'activité des enfants canadiens et le rôle
que joue cette activité dans la préparation
de vos enfants à apprendre et à réussir à
l'école. Le bulletin souligne également qu'il
existe de nombreux facteurs qui influent sur
le niveau d'activité des enfants canadiens,
notamment la famille, les pairs, les écoles
et le voisinage qu'ils habitent.
L'un des principaux résultats exposés
dans le bulletin est que les enfants et les
jeunes canadiens ne sont pas aussi physiquement
actifs qu'ils devraient l'être pour
bénéficier de façon optimale des avantages
sur le plan de la santé et avoir une croissance
et un développement normaux.
La lettre de classement F a été attribuée
aux enfants et aux jeunes canadiens pour
la catégorie des niveaux d'activité physique.
Des progrès ont certainement été
réalisés au cours des dernières années - un
pourcentage approximatif de 13 p. 100 des
enfants et des jeunes étaient conformes aux
guides d'activité physique en 2007-2008,
comparativement à 9 p. 100 en 2005-
2006. Toutefois, il reste encore beaucoup à
accomplir pour faire en sorte que tous les
enfants canadiens profitent au maximum
des avantages de l'activité physique.
Un autre important message mis en
évidence dans le bulletin est le lien entre
l'activité physique et l'apprentissage. Les
recherches montrent que le rendement scolaire
est amélioré par la participation à une
activité physique régulière. L'une des études
clés associe la bonne forme physique et la
vie active aux résultats obtenus dans les
épreuves de mathématiques et en lecture,
à l'acquisition d'aptitudes perceptives, au
QI et à l'état de préparation aux études.
Une autre étude a montré que l'activité
physique aide à améliorer la mémoire et
l'apprentissage, favorise la croissance des
cellules du cerveau et suscite la libération
de produits chimiques qui contribuent à
l'apprentissage.
Le bulletin félicite le Manitoba d'avoir
rendu l'éducation physique obligatoire pour
les élèves des quatre années du secondaire
et pour être en ce moment la seule province
à avoir pris une mesure positive de ce
genre. Le programme d'études des 11e et
12e années exige que les élèves démontrent
qu'ils participent à au moins 30 minutes
d'activité physique allant de modérée à
vigoureuse au minimum cinq jours par
semaine. Bien que ces mesures soient très
prometteuses, nos enfants et nos jeunes ont
encore beaucoup de travail à accomplir
pour être conformes aux guides d'activité
physique canadiens tant à l'école qu'à
l'extérieur de l'école.
Dans le cadre de son évaluation de
2009, JEFC a créé une catégorie d'activité
physique familiale, qui tient compte du rôle
de modèle parental, des efforts que déploient
les parents pour faire en sorte que leurs
enfants soient actifs et de leurs perceptions
au sujet des niveaux d'activité physique de
leurs enfants.
Le bulletin félicite les parents qui font
beaucoup d'efforts pour accroître les possibilités
d'activité physique de leurs enfants.
Il fait aussi remarquer qu'il existe un certain
écart entre le niveau d'activité réel des
enfants et le niveau que leurs
parents croient qu'ils ont.
Une étude régionale a trouvé
que 88 p. 100 des parents
pensent que leurs enfants
sont suffisamment actifs, alors
que des mesures objectives
ont trouvé que 87 p.
100 des enfants n'étaient
pas aussi actifs qu'ils
devraient l'être. En raison
de cet écart, le bulletin a
attribué à l'activité physique
familiale la lettre
de classement C+.
Ces données sont
appuyées par les
résultats provenant
de l'enquête réalisée
au Manitoba par
En mouvement en
2005, qui signalait
que plus de 90 p.
100 des parents pensaient que leurs enfants
étaient physiquement actifs, mais moins de
10 p. 100 étaient effectivement conformes
aux guides.
Ces données conflictuelles soulèvent
évidemment quelques questions importantes
pour les parents : Dans quelle
mesure le terme actif signifie-t-il vraiment
actif? Quelles sont les lignes directrices
canadiennes concernant l'activité physique
des jeunes et des enfants? Que pouvezvous
faire en tant que parent pour aider vos
enfants à être actifs?
L'Agence de santé publique du Canada a
élaboré des guides d'activité physique pour
les enfants et les jeunes qui peuvent servir
de repères pour mesurer le niveau d'activité
physique de vos enfants. Globalement,
les guides suggèrent que les enfants et les jeunes
augmentent
leur
niveau d'activité
et diminuent le temps qu'ils passent
assis. Ils recommandent que les
enfants tentent d'atteindre le but de
90 minutes d'activité, soit 60 minutes
d'activité modérée et 30 minutes
d'activité physique vigoureuse chaque jour.
Se conformer à ces lignes directrices
peut poser un défi. Elles suggèrent une
approche lente, c'est-à-dire augmenter
l'activité par blocs de cinq à dix minutes
par jour jusqu'à ce que le but soit atteint.
On recommande une combinaison
d'activités modérées, telles que la marche
ou la randonnée à vélo et d'activités vigoureuses
comme la course, la natation ou le
hockey.
Pour trouver le temps d'accroître leur activité
physique, il faudra peut-être diminuer
le temps que les enfants passent devant un
écran d'ordinateur ou de télévision. Les recherches
montrent qu'il existe un lien significatif
entre l'augmentation de l'exposition
aux médias et les faibles résultats scolaires.
La Société canadienne de pédiatrie suggère
de limiter le temps passé devant un écran
d'ordinateur ou de télévision à deux heures
au plus par jour.
Le fait de collaborer avec vos enfants
pour ajouter plus d'activités physiques à
leurs journées leur enseigne que l'activité
physique est importante pour leur santé
physique, mentale et émotionnelle et pour
accroître leur capacité à apprendre.
Kristine Hayward est coordonnatrice de
Winnipeg en mouvement, un partenariat
entre l'Office régional de la santé de Winnipeg,
la Ville de Winnipeg et
l'Université du Manitoba.

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Le Courant
Le Courant est publié six fois l'an par le région sanitaire de Winnipeg, en collaboration avec le Winnipeg Free Press. Le magazine est disponible dans les kiosques à journaux, les hôpitaux et les cliniques de la région de Winnipeg, et chez McNally Robinson Books.
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